Le vrai défi de la pratique, c’est de savoir doser.
Ne pas tomber dans les extrêmes : ni dans l’abstinence rigide, ni dans l’abus.
Voilà le fil sur lequel je dois marcher à présent.
Pourquoi ? Pour ne pas sombrer dans la fadeur et le masque du mensonge envers soi-même, ni dans l’autodestruction.
Joli projet.
Blog, tu es mon fil, trace de mes divagations dans les nuages de données du web.
Take it easy Dude !
Si tu penses saisir le Tao, tu es déjà trop loin.
L’ego s’accroche à tout, ou du moins reflète tout.
Le concept de non-séparation est bien plus vaste que tu ne l’imagines.
Si tu cherches à te sentir uni, tu es déjà loin.
S’oublier, c’est couper la racine du penseur et du chercheur.
La pratique consiste à déraciner le support.
Cela s’effleure dans les instants suspendus de la vie :
- quand un enfant rit ;
- quand un nuage passe ;
- dans le bruit du vent ;
- une douce ivresse en offrande à la lune ;
- ou dans les premières gouttes de pluie.
Cette union où tout s’efface est la porte sans seuil.
C’est profane, d’une simplicité enfantine, et pourtant un abîme insondable.
Tout le monde cherche à l’extérieur, pourtant tout est déjà là.
Ni richesse, ni pouvoir, ni avoir ne peuvent toucher cette plénitude.
L’extinction de la soif.
À ce point, les mots tombent, les voies se mêlent, et sans bien savoir
ni comprendre ce qui se passe, tout devient pourtant clair et certain.
Rien à chercher : quand la vie est embrassée dans l’instant, la mort se dissout, l'immortel Tao coule.
« Au temps, suspends ton vol » prend ici tout son sens.
Dans le Tao, les choses sont simples : Assieds-toi, et oublie-toi.
De là, tout est parfait. Les mots tombent, le souffle s’installe,
les sons traversent.
La vraie magie ? le miracle ? Bien que la coquille soit vide, un cœur rayonne.
Peut-être parce que le Bouddha n’avait ni enfant, ni taff,
ou tout simplement parce que je suis faible…
mais j’ai encore lâché.
Suis je le plus grand menteur du monde.
Ou le plus sincère. Qui sait ?
Ce monde est fou, avide, et… je me sens si faible face à tout ça.
Je crache sur rien, ni personne. Je fais comme le Dude :
j’essaye juste de pas être un connard.
La vie est belle.
Éternel « rebelle », je me laisse porter,
sans personne pour me dire qui je dois être, quoi dire, quoi faire…
sans préceptes.
Le bilan ?
Bouddhiste ? Trop de mots, trop humain, j'ai découvert la paix de s’asseoir et s'oublier, d'une vie simple, sans prétention de perfection, dans la détente et la modération
Contrairement à beaucoup, je suis lucide :
demain je vais crever.
La sucrerie de la vie, c’est que je sais pas encore comment :
un cancer ? un accident ? une maladie ?
ou un gars fracassé à qui j’aurai grillé la priorité à droite ?
Qui sait ?
J’ai essayé d’être un saint.
Raté. J’aime trop rire, boire, danser, manger…
et profiter de la vie.
Parfois je me rachète, et me rassure un peu en prenant refuge dans le bouddhisme, j'apaise mon esprit. Mais n'est-ce pas seulement une autre forme de fuite ?
Au fond de moi, le sourire vient
en écoutant les Gipsy Kings à fond, pas le cul sur un coussin.
Si la maladie me fauche demain, je suis heureux.
J’ai déjà accompli ce que je voulais :
me libérer des diktats de la société et du conditionnement.
Je vais suivre le Tao, le Dudéisme, porter ma lanterne comme Ikkyu
Je suis juste un humain,
qui essaye de porter les choses
sans sombrer dans les travers et les problèmes psychos
qui hantent 80 % de la population :
moi, moi, et encore moi.
Si on posait les chiffres, on serait abasourdis
par le nombre d’êtres, de plantes, de choses
à qui on a ôté la vie pour que nous puissions vivre, grandir.
Mon corps est un tas composé d’eau, des éléments et de vie d’autres choses.
Rien ne m’appartient, ni la vieillesse, ni la santé, ni mes pensées.
Mon « moi » surgit du hasard des connexions neuronales,
et je fais semblant de maîtriser quelque chose.
Quand je ne suis pas endormi par mes pensées,
je suis un peu lucide, et je me dis :
Ok, je vais gérer un peu mes émotions
pour éviter de faire du mal autour de moi.
Ça, c’est le Dudéisme :
être autant que possible un « gentil ».
Pourquoi ?
Parce que c’est TELLEMENT facile de penser qu’à soi
et d’être un connard.
Le Dudéisme pourrait se nommer
le « gentillisme non naïf », et c’est déjà un bon challenge.
Ça veut simplement dire :
tâcher, dans notre courte vie,
de respecter la vie des autres
sans sombrer dans la naïveté.
Le Dude l’accepte :
quand les nihilistes veulent en découdre, il dégaine son tai chi,
et Walter arrache l’oreille.
Faut pas déconner.
Quand je regarde autour de moi, je vois que tout le monde vieillit.
Et parfois je regarde le miroir :
j’y ai vu tour à tour un ado, un jeune adulte…
et maintenant, des cheveux blancs.
La vie passe vite, bordel.
Bref…
Je sais pas trop quoi raconter finalement,
à part que j’embrasse le Tao.
Le Bouddha ?
Trop dur pour mon âme damnée.
Je vais me contenter de me laisser porter,
de distribuer un peu de joie,
et de partager des coups à boire (avec modération, évidemment), de danser et de rire
Si demain la mort vient me faucher,
je dirai : pour ma prochaine vie, laisse-moi un mode d’emploi.
Et s’il y en a pas, fais-moi rencontrer le Dude,
apprends-moi à surfer sur le Tao.
Je sais pas qui tu es,
si t’aimes ce que j’écris.
Mais si ça t’aide, tant mieux.
Je veux rien : pas de like, pas d’argent, rien.
Juste que tu lâches prise,
et que tu profites des années qu’il te reste à vivre.
Le bonheur se trouve partout :
dans le travail, dans les petits moments, dans tout.
Si tu suis la voie du Bouddha, tu prendras un masque.
Étudie le Bouddhisme pour comprendre comment fonctionne ton esprit,
et ton état conditionné…
puis embrasse le Zen, laisse finalement le Tao tuer le Bouddha
et enfin, vie pleinement ta vie.
L'éveil ? Ou pas… peu importe
Je trace ma route, le bonheur et la paix sont là,
Dude, sert moi un white russian et allons jouer au bowling !