De l’attachement aux petits plaisirs

Rédigé par Monk Jean Paul 1 commentaire
Classé dans : articles Mots clés : aucun

Le Bouddhisme propose une voie de paix où la souffrance, et le bonheur artificiel issus de l’attachement aux désirs et plaisir sont dépassés.

Qu’est ce que la pratique de la méditation assise sinon l’établissement d’une paix profonde de l’esprit en méditant sur un point unique de concentration.
Je serai curieux de savoir « chimiquement » quel est l’effet au niveau cérébral de ce type de méditation, mais clairement on doit prendre des petits « shoot » d’hormones ou d’ondes cérébrales.

Aujourd’hui j’explore une approche, plutôt épicurienne voir taoïste de la problématique de l’attachement aux désirs et plaisirs.

La problématique est clairement ciblée : L’attachement, qu’on nomme dans sa forme la plus extrême « addiction » aux désirs et plaisirs est la source de notre souffrance et insatisfaction.

Le domaine est très vaste, l’attachement aux choses et aux personnes, à l’idée d’un soi permanent, ou encore à la vie .

Qu’elle est la bonne démarche, l’abstinence ? l’évitement ? La saturation ?
Autant d’écoles philosophiques et de courant de pensées qui finalement ne cherchent qu’une seule chose : le bonheur ou la paix.

Dans le Dudéisme, les détendeurs psychiques notamment chimiques ne sont pas rejetés, chacun fait comme il juge approprié, nous n’avons pas de préceptes, pas de guidelines comme dans le Bouddhisme par exemple.

Pour exposer ma brève expérience, tout se résume à la consommation occasionnelle d’alcool, la consommation classique de tabac sur plusieurs années et quelques joints dans ma jeunesse.
J’ai arrêté depuis plusieurs années la cigarette, car elle m’a offert de l’asthme.
Suivant le Bouddhisme de façon cyclique, j’ai souvent totalement stoppé ma consommation d’alcool pendant plusieurs mois.

Depuis quelques mois, j’ai repris plaisir à crapoter de façon très anecdotique sur une pipe et même quelques « joints » de cbd que je pourrais compter sur les doigts d’une main.

Avec le temps j’ai développé des névroses envers la consommation d’alcool et de tabac.
Si je fume, je culpabilise notamment en pensant au futur cancer que j’offre à supporter à mes proches et je pense à tous ceux qui se battent contre le cancer à cet instant.
Si je bois, je culpabilise en pensant aux dégâts liés à la dépendance débouchant sur la maladie alcoolique.
Si je ne bois pas, et si je ne fume pas, je trouve simplement cela absurde, comme se priver de saucisson, de fromage, de sucre, de sexe ou autre.

C’est irrationnel et sans fin.

La fin de ma vie est pourtant toute tracée, naturellement je vais tomber malade et mourir.
Soit le corps lâchera en premier, soit je perdrais d’abord la raison.
Sans oublier l’éventualité d’une mort plus directe et violente dont la vie a le doux secret.

Il me reste une voie à parcourir, qui est prôné par plusieurs Dudeistes et incarnée par le Dude dans le film :
Le lâcher prise dans la modération.

Je pense qu’Épicure avait trouvé une clef intéressante, tout est une question de dosage et de discipline.
Il faut s’observer comme un animal déviant et apprendre à se donner les petits plaisirs au compte goutte.

Se limiter, n’est pas se priver.
Je pense que la nuance est très importante.
Se priver crée une tension forte, se gaver créer des dépendances, des problèmes et également des tensions fortes.

Se réguler maintien une vigilance douce qui limite l’apparition des névroses.

D’ailleurs la modération s’applique à la fois au dosage, à la fréquence mais aussi au choix des éventuels détendeurs utilisés. Consommer des produits provoquant de fortes dépendances comme la cigarette, les drogues dures et autre me semble inapproprié car pour être modéré il faut préserver précieusement la possibilité de consommer ou non.

Cultiver et préserver une vision claire de soi-même pour ne pas sombrer dans l’excès, est une vraie discipline, un art, où la méditation assise sera d’une aide précieuse pour trancher nos illusions.

Je vais donc continuer ma route par ici, sans interdits, lâchant du lest mais en évitant les dérives avec discipline.
Santé, et Abide

PS : Pour décompresser après une dure journée à encaisser les caprices de nos pitchou épuisés, rien ne vaut un bon.nne [mettez_ce_que_vous_voulez].

Photo Merci @ron-lach

1 commentaire

#1  - Yellow a dit :

Rien de tel qu'un moment seul (ou accompagné, selon les jours), pour manger des aliments sucrés tout en regardant youtube ou en lisant ce type d'articles ! :D

Ou, à d'autres occasions :
- discuter
- dormir/rêvasser
- contempler la vue de la fenêtre
- marcher
- lire un livre
- aller dehors, juste pour y être (pas pour marcher ou autre)
- etc.

Voilà ce qui me vient en premier :P

Répondre

Écrire un commentaire

Quelle est le deuxième caractère du mot j3lm804 ?

Fil RSS des commentaires de cet article