La paix rugueuse du Taoïsme
Il me semble que suivre le Tao, c’est embrasser pleinement l’incertitude et l’inconfort existentiel de l’ego, face au vide de son inutilité, de son inconsistance et de son inconstance.
Accepter la radicalité de notre condition.
Voir le vide derrière tout ce que nous portons, sans faiblir et sans se raconter d’histoires d’éveil, de bonté ou de perfectionnement.
Voir la boue comme boue, et accepter.
Le taoïsme pique : il te plonge dans une paix rugueuse.
C’est la voie de ceux qui cherchent et trouvent le réel.
Dans ce réel, il n’y a pas de salut, pas de sauveur, ni personne à sauver.
C’est un dépouillement total.
Là où même les larmes deviennent inutiles.
Une fois les mélodrames de l’ego passés,
il reste la beauté de l’instant.
Nulle technique, nulle promesse.
Allons marcher, s’asseoir, rire un peu.
Telle est la voie qui se trace sous tes pieds, chaque jour, d’elle-même.
Il n’y a rien à faire, pas de perfection : tout se déploie et suit sa nature.