Lever le pied - Lâcher prise et Wue Wei

Rédigé par Monk Jean Paul Aucun commentaire
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Le Dude est le roi du lâcher prise positif.
Il lâche prise mentalement, il coupe ses attaches aux problèmes sans les résoudre, mais il n’essaie pas tellement de fuir, il se contente d’ « Abide », d’être là, de suivre les choses qui se succèdent en prenant ce qui à prendre sans excès, sans être un connard.
Il sait que c’est une passade.
Il se contente de libérer l’attachement et la pression mentale, tout en suivant les merdes qui s’enchaînent.
D’ailleurs il reconnaît qu’il aurait dû garder son tapis avec de la pisse, et il aurait conservé sa petite routine bien plus tranquille.

Vous pouvez lire des tonnes de livre sur le lâcher prise, ça donne une petite idée mais ça nous fait pas avancer. Le lâcher prise, que j’aime assimiler au Wu Wei taoïste, c’est très simple mais complexe à appliquer concrètement dans sa vie, surtout quand elle part en sucette.

Le concept


Le concept du lâcher prise dudeiste ou du Wu Wei est simple : « Savoir dire rien à foutre et prendre ce qui vient, sans lutter et se fatiguer sur des choses qu’on ne contrôle pas ». (Épictète n’aurait pas dit mieux).

On pourrait éventuellement broder sur le sujet et écrire un nouveau livre pour ce faire plein de thune, mais les clefs du concept tiennent en quelques lignes.

Notre mental, nos pensées ont tendances à avoir un gros biais négatif voir pessimiste.
On est câblé comme ça, anticiper, se projeter dans le futur, pour sauver sa peau. De nos jours, il y a vraiment peu de problème à anticiper, mais on continue à établir des scénarios dans notre tête.
On vit surtout dans l’anticipation et l’analyse du passé, dédicace à Bouddha. Le lâcher prise, c’est admettre une qu’une grande partie de nos pensées et de nos projections sont fatigantes, inutiles et assez folles.
Le Wu wei c’est arrêté de psychoter et arrêter d’essayer d’anticiper les merdes futures que la vie va nous imposer.
Oui il y aura des merdes, je peux imaginer tous les scénarios possibles. Ils seront bien souvent faux ou à côté et les solutions que j’anticipe aujourd’hui ont peu de chance d’être les bonnes.

Faut pas se mentir


Lâcher prise c’est pas un acquis, et le mythe de maître Zen imperturbable est tout simplement un bon gros mythe un jeu de rôle marketing ou un méditant excessif sous auto-hypnose permanente.
Un mort-vivant.
On vit, on a des émotions et sa bouillonne parfois et c’est ça qu’est bon ! Vivre c’est rire, pleurer, chier, se mettre en colère, vivre c’est être ancré et baigner dans cette instabilité émotionnelle.
Vouloir changer cela c’est lutter contre ce qu’on contrôle pas, nous fonction à la réaction, comme notre peau qui a la chair de poule quand il fait froid. C’est automatique, vouloir inhiber nos émotions ou changer nos réponses émotionnelles naturelles s’est se mentir.
C’est là que se situe la lâcher prise, exactement dans le bouillon émotionnel ou mental.


Quand la colère monte, ou qu’une idée nous obsède, qu’on tourne en rond sur la dernière connerie qu’on a fait au boulot, etc. À un moment donné faut se dire « Hé mec, là tu pars en couille».
Prendre conscience qu’on lutte avec du vent, que tout ce bruit dans notre tête qui nous empêche de dormir ou nous tend n’existe que dans notre tête.

Quand on prend conscience de ça, la partie n’est pas encore gagnée et parfois on échoue.
On sait qu’on tourne en rond, mais on arrive pas à calmer sa tête.
Déjà personnellement, je n’ai jamais réussi à calmer mon mental en voulant le calmer.

Il y a plusieurs techniques, la distraction (lire un livre, regarder la télé), boire un coup ou autre… chacun son truc et parfois il y a le risque de tomber dans la dépendance.

Tout le Dudéïsme tourne autour de ça, savoir être flexible mentalement. Savoir détendre son corps et son mental, en se détendant on peut se dire : « Ouais, ok là je déconne, j’en rien à foutre c’est comme ça ».

Pour moi la façon la plus efficace de décrocher c’est qu’une fois que j’ai pris conscience que je suis décentré et que je suis parti en vrille. J’observe ce que je dois lâcher, et je réfléchis au scénario catastrophe. J’essaye de comprendre en quoi c’est si grave, et si je peux vraiment y faire quelque chose. J’utilise des phrases « type » qui me permettre de prendre du recul, vous les trouvez en fin de post. A force je m’aperçois que tout ça est absurde et que c’est mon mental qui grossit les problèmes ou alors je me dis qu’il n y’ a rien à faire et que c’est comme ça.
J’arrive toujours au point : « Rien à foutre ». Y’a toujours le moment de bascule ou je me dis, mais « putin, je m’en tape, c’est la vie mec ». Et voilà, là je me détends.

Sur le papier c’est simple, mais il m’a fallu des années pour lâcher prise sur des trucs à la con souvent lié aux regards des autres comme :

* Aller à la piscine en moule bite
* Marcher pied nu avec mes ongles de pied cassés et moisis
* Refuser des invitations
* Faire mon relou dans un magasin pour avoir exactement ce que je veux
* Ramener des achats, faire jouer les garanties
* Arrêter le sport et accepter mon bide
* Pisser / me baigner à poil dans mon jardin
* De l'orthographe
* Mettre des débardeurs, aller bosser en débardeur
* Rien à foutre de se faire cambrioler
* de se faire éventuellement péter la gueule
Et j’en passe…
Autant de petit lâcher prise, étape par étape qui m’ont permis de me détendre.

Le plus drôle dans cette histoire, c’est que c’est jamais gagné.
Tout est cyclique et y’a des moments plus ou moins long où tu retombes et te perds dans ton mental.
C’est comme ça, ça fait partie du jeu.
Alors à un moment donné t’as un déclic, tu te rends compte que t’es à côté de tes pompes et tu te poses et t’envoies chier un peu les choses, et tout se détend, les nuages se disperse, la vie retrouve son petit éclat.

Les phrases qui m’aident 

* taking it easy
* Abide
* Rien à foutre
* Laisse tomber
* Le monde est fou
* C’est fait, je peux pas y faire grand-chose
* Le passé, c’est le passé
* Mon mental n’est pas fiable
* Je ne suis pas mes pensée, mais mes actes
* Demain, c’est demain
* Je ne contrôle pas ce que pense les autres
* Je me tape de ce que pense les autres
* La vie continue
* C’est pas si important
* Qu’est ce que sera mon problème dans 100 ans ?
* La vie est trop courte pour s’épiler la chatte
* On va tous crever de toute façon
etc …
PS : j'ai pas le temps, et j'ai la flemme de me relire. Donc faut prendre l'orthographe etc.. tel quel.

Le saint white russian, l’alcool et les interdits

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L'Alcool

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Le white russian est un coktail sucré que le Dude, boit à plusieurs reprises dans le film.
Les dudeistes rejoignent les taoïstes sur le plaisir de l’assouplissement modéré et occasionnel de l’esprit.
En bref, une ivresse légère, le plaisir d’embrumer un peu son esprit est une pratique que l’on retrouve aussi bien dans le taoïsme (avec le poète Lie Po notamment) et dans le dudeisme.
La question des drogues est assez débattue entre dudeistes.
L’important est de garder un esprit souple. Il est clair qu’au moyen de diverses techniques, comme la médiation on peut largement se passer de drogue ou d’alcool pour détendre un peu son mental.
On peut être un dudeiste sans consommer d’alcool, et sans consommer de drogue, et heureusement !
En France, la question ne se pose pas quant aux drogues, à ma connaissance nous n’avons à disposition légale que l’alcool comme substance psychoactive (et addictive).

Le Dude a une discipline stricte et encadré dans sa consommation de « détendeur » psychique.
Pour moi l’important n’est pas de rentrer dans un débat pour ou contre, honnêtement chacun son truc.
Je pense qu’une consommation modérée et surveillée d’alcool (soit pas tous les jours et deux verres maximum pour la définition officielle) permet de lâcher un peu de lest.

C’est là que le white russian entre en jeu, chaque dudeiste à son propre White Russian, son propre « Breuvage sacré ». (un Soda sans alcool ça peut le faire aussi).
L’idée est de sacraliser une boisson, de ritualiser sa préparation si on veut, pour dire à notre cerveau, voilà… là on va se détendre un peu.
Personnellement ça marche aussi très bien avec un Perrier Citron sur un lit de glaçon affalé dans un canap’ en écoutant du Blues.

Les Interdits

Le bouddhisme, et certaines traditions taoïstes new age ont des interdits : pas d’alcool, pas de viande, pas de sexe (si on est moine) etc … (On peut nuancer en disant que se sont plus des « conseils », « préceptes » que des interdits purs, mais passons beaucoup les suivent à la lettre).

L’interdiction n’existe pas dans le Dudeisme, tout est basé sur « That's just like your opinion, man... », qu’on peut extrapoler en  « fait comme tu le sens, pratique ta religion comme tu le sens ».
Vous pouvez donc vous fixer des règles si ça vous fait du bien, mais ça vous regarde vous.
Pour avoir étudié un peu le Bouddhisme, l’idée de base c’est la voie du milieu. Devadatta le cousin de Bouddha qui a tenté de diviser la communauté première, avait formé un ordre monastique qui prônait l’interdiction de consommation de viande. Bouddha n’a jamais interdit de consommer de la viande. La règle de base de bouddha était en gros : « vie avec modération et évite d’être un connard ». Le Taoïsme et le Dudeisme disent la même chose. Bouddha a ensuite créé un ordre monastique (ce qu’il ne voulait pas faire) et ils ont dû intégrer des règles pour canaliser un peu tout le monde. Je pense qu’a chaque situation de crise, bagarre d’alcoolique, vols, abus sexuels etc. ils ont peu à peu ajouté de la discipline et des règles.

Les interdits ont toujours était utilisés par les religions comme une façon de démarquer les fidèles du reste de la population. L’alimentation étant quelque chose que tout le monde fait et partage. Manger ensemble est un élément fort du lien social, les interdits alimentaires y jouent donc un rôle stratégique.

Je ne vais pas extrapoler le sujet est complexe et je suis loin d’être spécialiste, mais les interdits permettent aussi la bonne entente de communauté, et permet d’éviter des comportements nocifs dû à la consommation d’alcool ou la consommation d’aliment potentiellement dangereux par exemple.

Bref, passons sur cela, dans le Dudeisme pas de règle fixe, mis à part éviter d’être un con.
Pour le reste chacun fait à ça sauce, mais ce qui est certain c’est que notre petit égo adore se fixer des règles et se flageller quand il les enfreints. Il a le sentiment d’exister dans sa différence avec ceux qui ne respectent pas les mêmes règles que lui.
Je vais finir en disant que Bouddha a rejeté l’ascèse, et que le Dude Abide tout simplement.

Le dosage du White Russian.

J’ai pour l’instant deux dosages du White Russian, que je me suis amusé à nommer :

Le «Eden Shot » :
5cl Vodka
2cl Kahlua
4cl Lait
* sur lit de glaçon

Le « Limber Sweety » :

4cl Vodka
4cl Kahlua
8cl Lait
* sur lit de glaçon

De temps en temps je remplace le White Russian par du Bayleys sur glace.

Et vous qu’elle sont vos dosages du saint brevage ?

Amen

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