Ici, tantôt une rivière, tantôt un torrent

Rédigé par Monk Jean Paul
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Toujours le même endroit.
Pourtant, à chaque passage tout peut changer : les mots, les traces, les posts…
Au gré des orages et des ruissellements de mon esprit.
Rien n’est sûr.
Tout est incertain.
Rien ne dure.
Le Tao accompli, le moi s'efface.
L'eau bouillonne tandis que les herbes dansent

Comment lâcher et take it easy ?

Rédigé par Monk Jean Paul
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C’est comme dans la vie :
pas besoin d’être musicien ou chanteur pour apprécier une bonne musique
Il suffit d’ouvrir les oreilles et le coeur
À bon entendeur.
Abide

Quelques mots en passant

Rédigé par Monk Jean Paul
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Amis, j’ai trouvé le bonheur.
Là où le Bouddha propose la paix, le Tao offre la joie.
Là où la mollesse s'installe, où l'ego nous illusionne, le Tao vient trancher les illusions et nous libérer.

Quand la beauté du monde m’enchante,
quand la magie éclot et que les oiseaux chantent,
le Zen hypocrite, s'égare et s’enterre dans l’oubli du soi.

Non, cher ami, le Tao est vaste :
il jongle, il s’étend, il apprécie chaque instant.
L’ivresse de la vie est intime.
Cachée dans l’instant, quand le mistral laisse du répit à nos âmes,
le chant des cigales nous ramène au présent.

Si tu as la chance d’entendre un grillon,
et de devenir grillon toi-même,
alors peut-être touches-tu le Tao.
C’est si simple : s’arrêter, suivre le vol d’une mouche,
écouter la symphonie des feuilles…

L’esprit se brouille, le soi fait un pas de côté,
et le Tao fait place.

J’inspire, j’expire, et l’immensité s’élève.
La brise chaude de l’été dans mon dos, le vin élevant mon esprit,
je glisse ces mots ici.

La soif embrouille le monde,
mais celui qui se met nu goûte les délices de la voie.

Le cœur gros, j’aimerais donner ce que je touche,
pourtant cette simplicité rude ne semble plaire qu’à peu.
Une table, des rires, des enfants heureux :
la joie et l’oubli.
Qui est capable d’embrasser la vraie richesse ?

J’écoute les promesses de la vieillesse :
l’esprit tourmenté, le corps à la merci de sondes et de sacs.
Voilà la promesse d’une vie longue et riche.
Finir ses jours dans un lit, espérant que la mort vienne enfin
nous libérer de la solitude :
tel est le quotidien infernal de certains.

Moi, encore fort, je ne sais qu’en penser.
Secrètement peut-être, j’espère que la maladie
aura la bienveillance de me faucher avant.
Ou bien, j’espère que le Tao saura encore me faire rire
de ces tourments d’obstination.

Quelle promesse fais-je ?
Je propose, à ceux qui traversent l’épreuve terrible de la maladie,
à ceux qui se lèvent chaque matin avec la mort pour compagne,
mon chant et mes rires.
Je leur propose la liberté :
faucher la souffrance et la laisser seule,
illusion du mental.

De belles paroles, peut-être,
et pourtant la lumière du cœur peut éloigner bien des tourments.

Un jour passe, et j’abandonne encore quelque chose.

Demain ? Je m’en fous.
Hier ? Je l’offre.
À cet instant, je suis vrai.

Qui peut comprendre ?

Ce soir j’ai l’esprit clair

Rédigé par Monk Jean Paul
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Il semble que j’ai terminé la danse incessante entre le Tao et le Bouddha.
L’esprit-singe ne fait plus de vagues, et le lac de mon esprit est limpide.

Ce soir, je me laisse dériver au loin du Bouddha.
Ma barque sans gouvernail se laisse glisser sur la rivière de la vie, le Tao, le Wu Wei.
Le Bouddha, sur la berge, me sourit une fleur tournant à la main, pendant que ma voie continue au loin.

Cette fois-ci c’est dans la douceur, aucune fuite, aucune bascule, simplement un lien lâche où les épaules me tombent, et finalement un refuge dans le Tao.

Le sentiment d’avoir tout posé, que les choses glissent.
L’attention et l’instant présent deviennent non pas une tension, mais justement un rappel à lâcher.

Mon corps n’est plus un instrument d’éveil.
Corps et esprit, ou corps-esprit, qu’importe, j’embrasse le mystère.
Je suis là, et las. J’accepte.
La compassion porte ma foi.

Je vois clair dans mon ego, je vois clair dans mes illusions et mes vieilles habitudes.
Tantôt esclave, tantôt libre, qu’importe, j’en ris.

L’ego fixe des règles, des cadres, le Tao pur embrassé les fait vaciller.

Le bon, la Voie est naturelle, si tu cherches à pratiquer tu t’égares et je me suis beaucoup égaré.

Il ne peut y avoir de modèle autre que son cœur, ou l’œil vif empli de compassion.
Ce sont les vraies boussoles : les autres, la souffrance, la voir et en chercher les causes.
Quant à ses propres souffrances ? Il faut les déposer dans la Vacuité.
Quant à sa soif ? Il faut l’observer, la voir venir, partir, tenter de nous prendre.

Ainsi, il me semble en avoir définitivement fini avec mes bascules. le Zen et le Tao ne sont que mots.

Tout simplement car je suis enfin arrivé nulle part.

L’enseignement est simple, c’est la passe sans porte.

Le voici en deux mots et une pratique.

Inspire, Wu Expire, Wei

Le reste, coule naturellement vers la Source.

Savoir doser, le vrai défi de la vie

Rédigé par Monk Jean Paul
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Le vrai défi de la pratique, c’est de savoir doser.
Ne pas tomber dans les extrêmes : ni dans l’abstinence rigide, ni dans l’abus.
Voilà le fil sur lequel je dois marcher à présent.
Pourquoi ? Pour ne pas sombrer dans la fadeur et le masque du mensonge envers soi-même, ni dans l’autodestruction.
Joli projet.
Blog, tu es mon fil, trace de mes divagations dans les nuages de données du web.
Take it easy Dude !
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