La paix rugueuse du Taoïsme

Rédigé par Monk Jean Paul
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Il me semble que suivre le Tao, c’est embrasser pleinement l’incertitude et l’inconfort existentiel de l’ego, face au vide de son inutilité, de son inconsistance et de son inconstance.
Accepter la radicalité de notre condition.
Voir le vide derrière tout ce que nous portons, sans faiblir et sans se raconter d’histoires d’éveil, de bonté ou de perfectionnement.

Voir la boue comme boue, et accepter.
Le taoïsme pique : il te plonge dans une paix rugueuse.

C’est la voie de ceux qui cherchent et trouvent le réel.
Dans ce réel, il n’y a pas de salut, pas de sauveur, ni personne à sauver.

C’est un dépouillement total.
Là où même les larmes deviennent inutiles.

Une fois les mélodrames de l’ego passés,
il reste la beauté de l’instant.

Nulle technique, nulle promesse.

Allons marcher, s’asseoir, rire un peu.
Telle est la voie qui se trace sous tes pieds, chaque jour, d’elle-même.
Il n’y a rien à faire, pas de perfection : tout se déploie et suit sa nature.

Quand tu lèves ta coupe

Rédigé par Monk Jean Paul
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Quand tu lèves ta coupe à la lune, le souffle du vent t'embrasse.
J'étais parti encore trop loin, mais la randonnée est terminée.
Embrasser la simplicité.
Abandonner la quête de la perfection, vivre pleinement et faire confiance au Tao.
Accepter le mystère et profiter, sans se brûler, du miracle de la vie.
Cultiver la gentillesse, cueillir la joie.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.

Loin d'être éveillé

Rédigé par Monk Jean Paul
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Loin d'être éveillé et pourtant si heureux.
Qui s'égare ?

Danse avec les loups, cesse de te mentir

Rédigé par Monk Jean Paul
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Quand tu forces, tu t’égar​es.
La religion force, le Tao danse.
Quand l'ego veut dresser ton dos sur le coussin, le Tao l’arrondit.
Parfois on observe le souffle, parfois on écoute le chant des oiseaux.
Cesse de te mentir, cesse de revenir aux cadres. Même si parfois tu as peur.
Si tu poses un cadre, le Tao est déjà perdu.

Refuse la perfection, embrasse l’ignorance.
Divague, brûle tes certitudes et les livres : c’est simple !
Pourtant parfois, le mental s’effraie et cherche un secours face au vide,
comme s’il ne savait pas reconnaître sa propre mère.
Craignant le silence, redoutant de voir ses pensées se dissoudre dans la brume de l’ignorance,
il court vers une religion comme on court vers un mirage en plein désert, sans voir l’oasis derrière soi.

Les mots sont fades, si loin du simple « juste s’asseoir ».
J’ai encore du mal avec cette simplicité radicale.
Tantôt j’embrasse, tantôt mon cœur s’embrume si loin qu’il perd le contact avec la Source.
Pourtant, tel un chamane, quand l’ignorance berçait ma vie, je vivais dans l’union.
Puissé-je demeurer dans cette clarté, l’esprit libre de tout dogme.
Puissé-je embrasser la Source à jamais, sans retomber dans les idées truquées et les mensonges des hommes.
Merci pour ce cœur qui bat.
Merci pour ces cœurs qui battent : puissent-ils connaître le bonheur.

Ici, tantôt une rivière, tantôt un torrent

Rédigé par Monk Jean Paul
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Toujours le même endroit.
Pourtant, à chaque passage tout peut changer : les mots, les traces, les posts…
Au gré des orages et des ruissellements de mon esprit.
Rien n’est sûr.
Tout est incertain.
Rien ne dure.
Le Tao accompli, le moi s'efface.
L'eau bouillonne tandis que les herbes dansent

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