Quel joie de publier ici ! Certains se diront peut-être : "Tiens, il est encore à 3 grammes ?" Et ben... oui, mais c'est tellement bon de se laisser divaguer. Ce soir une soirée avec un pote, quelques bières, des conneries, des parties médiocres de fléchettes et une victoire au baby-foot. Pas de magie, et pourtant... tellement de bonheur. Je divague encore et encore, et finalement je me demande si je commence pas à m'y faire, à ne plus chercher à gérer grand chose.
Il y a peu, je me suis lancé dans une nouvelle quête de perfection farfelue, comme j'aime souvent me flageller. Et si j'arrêtais complètement l'alcool ? J'ai arrêté 7 semaines, verdict ? Ca passe, mais j'aime l'ivresse (avec modération). Donc j'ai lâché, c'était encore une quête d'ego.
La vie est tellement belle. Sûrement que je fais pas du bien à mon petit corps parfois, mais je vis intensément. Mes rires sont francs et pleins, mon amour des autres complet. Vivre avec ce sentiment de plénitude, même si le coeur devait lâcher dans cet instant même, vaut tous les trésors du monde.
J'aimerais ancrer cela, sceller ces mots dans ce putain de blog pour que mon futur moi arrête sa quête de connerie spirituelle. La vie pleine, croquée à pleines dents est fabuleuse, rien ne manque.
Dude, c'est la vie, c'est la voie. Être vrai, simple, bon, et peut-être accepter d'être un peu perché aussi.
Tellement de gens vivent dans leur personnage qu'ils en perdent leurs tripes. À quoi bon vivre centenaire si aucun fou rire ne vient gâcher la photo ?
En quelques heures on a fait le bilan de vie, l'amour, les pitchous, le taff, la mort. Gorgée après gorgée les choses se mélangent, les conneries viennent couper, dédramatiser et perturber le discours. Pour finalement ? S'en foutre et envoyer valser le mental.
Je me fais la promesse de vivre ainsi, là, exactement ici, où si peu de monde ose se poser et se mettre à nu.
Là, j'écoute de la musique, exactement Piaf, cet oiseau rare emporté par la foule. Morte depuis bien longtemps, sa voix résonne dans mes oreilles, coïncidence d'une playlist aléatoire. Soit, merci Piaf d'accompagner ces quelques mots en dérive sur le net de ta si belle vivacité vocale.
Je crois que j'ai le don pour raconter de la merde. Peut-être que ces conneries finiront par alimenter une IA, qui elle-même dira du bien du Dudéisme à une personne au bord de la crise. Peut-être que ces quelques mots permettront à certains d'arrêter de se prendre la tête, de prendre leur téléphone et de se dire : "Salut mon poto, ça fait un bail qu'on s'est pas vus, mais ça te dirait d'aller boire un coup ? (avec modération)"
Quelques mots, un instant suspendu, et des trésors pour la boîte à souvenirs.
Je le dis tellement souvent ici, mais la vie est tellement courte. Je vois beaucoup de gens blasés, vieux avant l'heure, vivant dans des tunnels sans voir les jours passer. Certains radins de vie, de partage et de rire, alors qu'ils manquent juste d'amour. Ça me désole.
Faut juste "Relax, and take it easy", puis ralentir... ralentir bordel.
Tout est fait dans cette société à la con pour nous presser, pour qu'on trime et oublie de vivre.
Je ne crois pas en Dieu, mais s'il devait exister j'aimerais crever, le rencontrer et lui dire "Merci". Parce que finalement, il nous fait pas chier, il dit "Roule mon gars, fais ta vie, je vais faire quelques courses et on se revoit après."
La vie est chienne, c'est vrai. Si tu regardes le verre du mauvais côté, tu peux vite partir en dépression. Mais si tu regardes le moment présent, que t'acceptes et réalises que t'as qu'une seule vie, tu te dis quelle chance on a !
Beaucoup de gens ont de vrais gros problèmes, c'est OK. Mais si on est franc avec soi, beaucoup de problèmes, on se les crée tout seuls.
Bref, je suis fatigué de raconter des conneries.
Abide et Take It Easy.
Je voulais faire un article à rallonge pour vous partager cette nouvelle phase de vie mais j'ai une flemme immense ce soir. Je vais faire bref.
J'ai jeté tous les détendeurs chimiques, le dernier qui me restait c'était la picole. Je suis sobre depuis 6 semaines, je ne me sentais pas alcoolique mais ça n'a pas été facile et c'est pas gagné et au final j'en sais rien si j'avais un problème avec l'alcool.
Mais putain que c'est bon de vivre sobre. Je croyais que ce serait impossible de profiter de la vie sans goûter l'ivresse. Surtout apprécier la musique, et danser. En fait c'est tout le contraire, je prends un plaisir fou à écouter de la musique, à danser et me laisser emporter. J'ai légèrement trier ma playlist, comme "si tu me payes un verre" ahah
Bref, je suis la voie du Take it easy, du Dude sobre et clean. Et ben ça le fait bien, je suis posé, tranquille et la vie a une clarté toute autre, beaucoup de joie sans avoir besoin d'attendre l'apéro pour se détendre.
Le rythme semble se ralentir un peu tout le temps au lieu de ralentir uniquement sous l'effet de l'alcool.
Est-ce que ça durera ? J'en ai aucune idée, ce blog est le témoin d'un chemin sinueux et de pas mal d'aller / retour.
Je vais pas mentir, c'est pas simple, j'ai eu des insomnies, de la colère etc. Et la bière, le vin, le jet et j'en passe m'appellent souvent. Pour le moment je tiens. Mais le bonheur de dormir tranquille, l'énergie qui revient, les lendemains pleins d'énergie, la fin de mes brûlures d'estomac et j'en passe, ça vaut le coup.
J'expérimente cette voie de simplicité de vie. Encore un truc en moins.
Pourquoi je ne fais pas une consommation modérée ? La fameuse ! J'en suis incapable, si je bois, je bois. Les limites ça m'a toujours emmerdé. Boire en comptant ça me fait chier, je préfère ne pas boire du tout.
Voilà, portez-vous bien, à la prochaine.
Take it easy, et sans alcool ça semble plus facile. A suivre !
PS : Parmi les trucs cool, tu peux prendre ta bagnole quand tu veux, plus de question c'est qui conduit, et puis ça fait maigrir -7 kg, et puis on gaspille moins d'argent ....
J'ai remplacé le white russian par de la virgin pina colada et le jet par du sirop de menthe glacé.
Et le reste, perrier / rondelle, canada dry, ça passe crème.
Je vais éviter la bière sans alcool par contre, ça me ravive trop l'envie.
Dans le film vous souvenez du Stranger, du Cow boy ? Il boit, du soft, et oui .. a méditer les copains.
Le Zen, c'est un peu le Bouddhisme maudit.
Il y a des maîtres, des humains d'un coeur pur et d'une vérité profonde qui détonne des stéréotypes du bouddhisme classique. On peut citer Santoka, Ikkyu, Alan Watts, Ryokan et tant d'autres, plus souvent anonymes, qui glissent trébuche tôt ou tard sur les préceptes pour non pas "suivre" naïvement le Bouddha, mais trouver le Bouddha au delà des statues et paroles des autres.
Loin des impostures, germant parmis les cendres et la boue. Ils ont pour quête le vrai. La vérité rugueuse de la vie quotidienne, loin des temples , ces maîtres ont tranché les codes, la religiosité hypocrite, pour découvrir le Bouddha dépouillé. Non pas le Bouddha des livres, des légendes ou des contes, mais le Bouddha du coeur.
Certains vont plonger dans l'ascèse, d'autres suivre des maîtres innombrables pendant des années, et d'autres vont nettoyer leur cœur dans le vin, le baiser d'une femme et embrasser l'amour sans code, sans sombrer dans la quête d'un perfectionnement, d'une sainteté puante.
Je n'ai jamais pu, ni réussi à me décontaminer du Bouddhisme, du Zen, une fois touché, le Dharmma ne peut pas s'oublier, ni être abandonné.
Pourquoi ? Quand la vérité est énoncée, le Dharma, "rien ne dure, pas de soi, rien n'a d'existence séparée". Il est impossible de ne pas le voir. Tout dans ce monde de poussière ne fait que refléter les vérités énoncées par le Bouddha.
En mourant, le Bouddha a dit : "En définitive, soyez votre propre lanterne."
Que comprendre ? Le chemin de Siddhartha n'est pas le votre, le chemin de monsieur X n'est pas votre chemin. Rien de plus, et assumer, accepter, avec courage de marcher seul, de se perdre, mais toujours le Bouddha au coeur, peut-être loin des préceptes, se révèle à chacun qui avance dans la sincérité.
Le Zen, en proclamant "Si tu vois le Bouddha, tue le Bouddha", a cette lucidité.
Le Bouddha n'est autre que notre nature profonde, l'éveil pur, le diamant, libéré de tout.
Siddhartha, le Bouddha Shakyamuni, a donné une voie parmi des milliers d'autres, cachées, et certaines tortueuses.
Nul besoin de quitter la vie de famille, son job, ou encore de se briser les ligaments assis sur un coussin pour toucher la nature profonde. Pour le reste, tantôt voilée, tantôt présente, l'attention doit être aiguisée pour embrasser chaque instant.
Peu importe la voie qu'on emprunte, à la fin toutes les rivières mènent à la mer, ou du moins suivent ce qu'elles doivent suivre
Photo de Laone Marques: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/un-chien-heureux-profite-d-une-balade-en-voiture-vintage-32699548/
Trop de pensée, trop de perfection
Il me semble que parfois le mental cherche un cadre pour à la fois se donner du sens et se rassurer.
Au lieu d’accepter que l’on contrôle peu de choses, on adopte des modèles de perfection et on tente d’en suivre la trace.
Nous sommes infiniment plus instables et complexes que ce que les innombrables voies spirituelles prétendent expliquer.
Tout bouge dans ce corps et cet esprit, mais faut-il se mentir en qualifiant tout cela de « vide » ? Pas si sûr.
La vague existe. La vague a une vie indépendante de la mer : elle a sa vie de vague.
Ainsi, le moi aussi se forme, danse et se disperse.
Ce moi est complexe : une pointe consciente au sommet d’un iceberg inconscient, un amas d’expériences et d’ébullitions émotionnelles mêlées de souvenirs.
De là jaillit une identité, qui se tisse et se défait.
Pourtant, nous avons à vivre.
Plus j’observe mon esprit, moins je le comprends.
Aujourd’hui telle vérité, demain une autre, puis le cycle s’enchaîne.
Il me semble que la vérité ne se touche pas dans les concepts, ni par la pensée, mais dans l’oubli.
Un oubli sain, pas un refus d’être, mais une manière d’être entier, de se laisser absorber par l’immensité du monde et par ce que l’on ressent.
Plus le temps passe, plus l’incertitude grandit. J’ai du mal à comprendre et à me stabiliser.
Le bouddhisme sonne faux. Parfois je m’y accroche et je joue le rôle du parfait petit bouddhiste.
N’est-ce pas simplement pour me rassurer ?
Vivre sous une vigilance et une attention constantes, n’est-ce pas une autre forme de mensonge ?
Je pense que le Tao est plus juste : ni perfection, ni dogme, ni effort forcé.
Quand le Zen me guide, je joue au bouddhiste.
Quand le Tao me guide, je vis pleinement.
Le rien à foutre a son importance.
Le bouddhiste semble avoir peur de vivre.
Le taoïste a compris qu’il n’a qu’une vie.
Aucun conseil à donner, aucune voie à suivre.
S’asseoir, marcher peut-être, écouter les oiseaux et profiter du miracle de la vie.
Ce sera déjà pas mal.
Laissez la voix intérieure s’affoler, et tendrement lui sourire.
Photo de Giancarlo Principe | Outdoor Adventures
La sincérité et l’humilité, voilà le Zen.
Un jour, il est temps de laisser tomber les masques. Tous, ceux des idéaux.
Il faut les trancher et embrasser sa misérabilité.
Ainsi, j’ai tranché le sage, le moine, le taoïste, et j’en passe, couche après couche.
Que reste-t-il ? Une vue aiguisée et tranchante, et de l’amour.
Comme une moule sur son rocher, je me suis fixé, contre les vagues de l’ego, sur le refuge : le Bouddha.
Ce n’est pas beau, ce n’est pas magique, ce n’est pas un miracle, ce n’est pas un éveil.
C’est simplement une conséquence : j’ai vu que le bateau dérivait sans cesse.
Le bouddhisme est une ancre : on la jette, et soudainement, malgré les tumultes des marées et tempêtes, le navire branlant reste ancré, loin des mensonges de l’esprit.
Depuis quelque temps, un miracle s’est produit.
Je ne bascule plus, je ne me laisse plus emporter, un puissant rien à foutre : j’embrasse tout.
Non, je ne suis pas un moine, encore moins un ascète.
Je suis cette sorte de bouddhisme vivant qui embrasse la vie, et le Bouddha dans le bouillonnement du monde.
Aucun masque, aucune hypocrisie, je ne rejette rien de cette vie : ni la chair, ni la souffrance, ni l’alcool.
Ancré dans le réel et notre condition, sans centre, tout est clair.
En moi, rien n’a changé. Le mental continue à creuser et à s’enterrer sous les concepts et sa quête sans fin de sens. Pourtant, je ris, je savoure chaque instant.
Le Tao ou le Zen ?
Le Zen n’a jamais rejeté le Tao. Le Bouddha dit : « ceci est, car cela est. »
Qu’est-ce que le Tao ? Ce bouillonnement, ce flux de vie, ce mystère.
Que dire ici ?
Arrêtez de vous rendre les choses compliquées.
Si tu essayes de pratiquer le bouddhisme, tu en es loin.
Tout acte forcé, même si les mérites sont bons, est déjà une surcouche inutile.
Pisser est bien plus sacré que de s’asseoir sur un coussin en dressant sa colonne comme un coq cherchant à se prouver quoi que ce soit.
Le premier obstacle est le nombril.
Le second ? La certitude.
Le Dharma est une montagne impassible vous regardant agoniser, les jambes brisées, après une mauvaise chute dans un ravin.
Le bouddhisme, c’est brûler joyeusement l’histoire qu’on essaye d’écrire dans notre vie.
Bouddha n’était pas un bouddhiste.
Siddharta a déconné sur bien des points, et c'est normal, c’était un être humain comme nous tous.
Et pourtant, il a transmis la vue juste, il a transmis le chemin, il a transmis l’accès au réel. Il a révélé le Bouddha, proposé un chemin.
Un dernier conseil : si vous cherchez à être un saint, vous serez un saint.
Si vous vous dépouillez de vos mensonges, il ne restera que Bouddha.
Puissent tous les êtres se libérer à leur nature véritable.
Reveillez vous, bon sens ! La vie est si brève !
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